Vénissieux handball : « un club familial avec une ambiance saine »

Le club de Vénissieux handball évolue en N2 depuis plus de dix ans, après avoir côtoyé le plus haut niveau national à la fin des années 80 et au début des années 90. Antoine Valentin, joueur emblématique, nous parle de la saison en cours et de ce club incontournable.

Pouvez-vous vous présenter et nous parler un peu de votre parcours ?

Je m’appelle Antoine Valentin, j’ai 25 ans. J’ai commencé le handball à 10 ans à Vénissieux, je n’ai jamais changé de club. Depuis les moins de 11 ans jusqu’en Nationale 2. Ça fait 9 ans que je joue en N2, depuis 2010. J’ai toujours été en N2, avec des saisons meilleures que d’autres, des saisons où on jouait plus haut et des saisons où on jouait le maintien.

En moins de 18 ans on a fait monter le club en championnat de France. On avait fini premiers de région et gagné le barrage pour aller en championnat de France. Cela reste l’un de mes meilleurs souvenirs de handball.

À quel poste jouez-vous ?

De formation je suis demi-centre mais je joue sur toute la base arrière, arrière gauche, demi-centre ou arrière droit. En fonction des besoins…

Votre rôle, c’est quoi ?

Ça dépend, c’est assez complexe, chaque personne en défense a un rôle particulier.

Il y a deux numéros 3, donc ceux qui vont être au centre vont plus gêner tout ce qui va venir intérieur, l’ailier est là pour gêner un peu et surtout partir très vite au contre quand on récupère le ballon.

Après au niveau offensif, je suis un peu moins buteur que l’année passée mais j’y trouve mon compte comme ça et ça me plait aussi de m’épanouir en défense. Je suis bien alors après je joue quand même en attaque, je marque des buts mais un peu moins que ce que j’ai pu faire dans le passé.

Parlez-nous un peu du club de Vénissieux.

Le club de Vénissieux handball a été créé en 1965, et a été au plus haut niveau national plutôt à la fin des années 80, début des années 90. C’est un club familial avec une ambiance saine. Par exemple, le coach est un enfant du club, qui a joué au club toute une grosse partie de sa vie, qui est né à Vénissieux, qui a grandi à Vénissieux et qui est revenu après sa carrière et qui nous entraîne aujourd’hui.

L’année dernière nous avons perdu contre Nîmes en coupe de France. Nîmes qui évolue en D1, jouer contre des pros ça a été une super expérience pour tout le club. C’est le rêve de tous handballeurs de jouer contre des pros. Surtout que cette année-là Nîmes était deuxième du championnat. Jouer contre une équipe comme ça, dans le contexte qui va avec, ça a une saveur particulière. C’est aussi tout ce qu’il y a avant le match et après, le soutien des supporters. C’est inoubliable.

Sinon, l’équipe N2 a engrangé de l’expérience sur les dernières années, nous sommes plus patients qu’avant et avons un style de jeu plutôt défensif. On est plutôt à jouer les contres mais s’il faut, on sait aussi poser le jeu et faire des passes, faire vivre le ballon pour créer de l’espace et puis marquer.

La région lyonnaise est riche en termes de handball, non ?

Au niveau de la région lyonnaise, il y a Caluire en N2 dans notre poule. Sinon il y a Villefranche et Bourgoin qui ne sont pas très loin. Il y a quelques derbys dans l’année. Il y a aussi Villeurbanne qui évolue en N1.

Comment est organisée la N2 ?

Il y a six poules, nous on est en poule 5, c’est la poule centre-est. Les plus gros déplacements sont Cournon d’Auvergne et Vesoul.

Comment se passe la N2 cette saison ?

Nous avons mal commencé, on était plutôt dans le bas du classement et là on reste sur 5 matchs gagnés de suite qui nous ont fait remonter à la 4èmeplace. Il y a eu quelques petits changements, il y a pas mal de personnes qui sont arrivées dans l’équipe donc c’était un peu compliqué au début et là l’osmose commence à prendre. Nous sommes sur de bonnes perspectives, c’est positif.

Les victoires à Cournon d’Auvergne et contre Vesoul à la maison,  ce sont des bons résultats, non ? 

Oui ce sont des bons résultats car pour Cournon, on ne connaissait pas l’équipe, ils montaient de N3 donc on ne connaissait pas les joueurs qu’on avait en face et surtout c’est une victoire à l’extérieur. On sait que c’est assez compliqué de gagner contre chaque équipe mais là d’enchainer Villefranche et Cournon à l’extérieur et de gagner les deux, c’est plutôt une bonne performance. En ce qui concerne Vesoul, c’est une victoire à la maison qui fait du bien, on continue sur notre lancée !

Quand on gagne une série comme ça, il n’y a pas une pression qui s’installe ?

Oui et non. Il y a cette pression mais vu que l’on prend match par match on efface ceux d’avant et de plus on ne pense pas à ceux d’après. Par exemple lorsqu’on a gagné contre Cournon, le coach a fait un point de 5 minutes sur ce match à l’entraînement et après on est directement passé au match suivant, Vesoul. Donc oui il y a la pression mais l’enjeu du match nous fait oublier tout ça. Je ne pense pas du tout à tout ça. On essaie de les gagner et on fait de notre mieux.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

Beaucoup de réussite au niveau du handball, qu’on puisse aller le plus haut possible, je ne vais pas parler de monter parce que ce n’est pas forcement l’objectif à court terme. Mais de figurer au mieux dans le classement, de gagner les derbys, car c’est aussi notre bagarre régionale. On a besoin de tout ça, et puis si on peut viser le plus haut possible on le fera, après nous sportivement si on pouvait monter on le ferait, si on doit jouer la première place on la jouera jusqu’au bout, simplement. On sait de quoi on est capable autant en bien qu’en mal, on est capable de tout donc il nous faut de la régularité. Enchainer les matchs et les victoires, c’est comme ça qu’on va progresser.

 

Crédit photo : Vénissieux Handball.

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