Julien Guillaud, joueur de l’Ouest Lyonnais Basket : « c’est un club qui m’a fait confiance »

Julien évolue dans l’effectif N2 de l’Ouest Lyonnais Basket, club qu’il a rejoint pour la saison 2009-2010. Un joueur d’expérience, avec la tête sur les épaules, qui a réussi à concilier sa vie de semi-pro avec des études de haut niveau. Il nous parle de son club et de lui.

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai commencé le basket à 6 ans dans un club proche de chez mes parents à Neuville-sur-Saône. J’ai joué là-bas jusqu’à mes 17 ans. Mes deux premières années en cadet je jouais en départementale et je jouais aussi avec l’équipe senior. C’était très formateur pour moi car j’évoluais avec des papas ou des gens plus âgés. J’ai eu un coach qui, je pense, m’a beaucoup aidé car il était très focalisé sur la formation des jeunes. Il m’a permis de me développer physiquement et de travailler mes points faibles. Ensuite, je suis arrivé à l’Ouest Lyonnais Basket.

Quel poste jouez-vous ?

Je joue poste 2 ou 3, donc shooter ou ailier. Plus souvent ailier et il m’arrive d’être décalé en 4, donc intérieur. Au basket nous disons 1, 2, 3, 4, 5 pour définir les postes : 1 c’est le meneur, 2 c’est le shooter, 3 c’est le plus puissant qui peut décaler en 4, donc à l’intérieur, 4 c’est l’intérieur, le plus mobile qui est capable de s’écarter à 3 points, et 5 c’est le pivot.

Le pivot c’est le gars le plus imposant, qui reste sous le panier. Mais l’évolution du basket fait que même les pivots sont toujours plus mobiles. Maintenant les gars savent tout faire et ils font 2m10.

Cela fait combien de temps que vous êtes dans le club de l’Ouest Lyonnais ?

J’ai fait ma première saison en 2009-2010, donc ça va être ma neuvième saison. J’ai 26 ans, ça passe vite, mon corps continue de tenir donc ça va. Pour le moment ça se passe super bien dans le club. C’est un club qui m’a fait confiance et m’a permis de me faire plaisir dans ce que j’aime faire, le basket et à coté de pouvoir continuer mes études. La structure a changé, il y a eu des nouveaux dirigeants, de nouveaux coachs et j’ai eu la chance d’évoluer avec des coachs qui m’ont fait confiance.

Parlez-nous un peu de votre club actuel, l’Ouest Lyonnais Basket.

C’est un club d’environ 330 licenciés, qui évolue en N2, qui regroupe Champagne-au-Mont d‘or, Limonest, Dardilly, Saint-Didier-au-Mont d’or et Saint-Cyr.

C’est une association de villes qui partagent les gymnases. Ce qui permet, en fonction de ce que les mairies donnent chaque saison, d’avoir un budget adapté à la N2.

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Avez-vous des équipes féminines ?

Oui chez les jeunes, mais ce qui est dommage c’est que depuis trois ans il n’y a plus d’équipe féminine sénior.

N2, c’est un niveau amateur ?

Au sein de l’Ouest Lyonnais, nous sommes semi-pros. Il y a des équipes qui sont professionnelles mais ce sont des équipes du haut de tableau avec un budget plus conséquent et qui visent la montée. Par exemple, Avignon. La plupart des professionnels de N2 ont une activité à côté, que ce soit des études ou des activités en lien avec le club, entraîner les jeunes.

En N2 vous vous déplacez beaucoup ?

Pro A et B c’est toute la France. La N1 est divisée en deux poules, moitié de France donc Est et Ouest et en N2 c’est divisé en 4 poules qui sont Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Est et Sud-Ouest. Nous sommes dans la poule Sud-Est. Le plus gros déplacement qu’on a à faire c’est Golfe Juan vers Antibes, Cannes, Salon de Provence et Marseille.

Après il y a les play-offs, les deux premiers de chaque poule sont qualifiés. L’avantage c’est que si on finit premiers, on a l’avantage du terrain, ça se joue en deux matchs gagnés. On fait le premier déplacement et après on reçoit deux fois. La saison est assez longue, si on fait les play-offs en entier et si on joue la Coupe de France, on commence à s’entraîner début août pour la préparation on finit fin mai.

Vous êtes un club régulier quand même… 

Nous sommes souvent en milieu de tableau et c’est un club familial qui a des ambitions. On a la chance d’avoir fait venir des jeunes, on a des très bons joueurs. Pour le moment le niveau N2 correspond bien aux ambitions du club et à la formation des jeunes, c’est un bon niveau qui permet aussi d’être un tremplin pour des jeunes qui voudraient jouer à un niveau au-dessus. En N2 certains joueurs ont déjà des agents.

Le groupe N2, c’est combien de joueurs ?

Nous sommes un groupe de 11 joueurs. Il y a 2 joueurs qui doublent l’équipe 2. L’avantage qu’on a c’est que l’équipe 2 est au plus haut niveau régional, en R1. Donc il y a une cohérence de niveau avec l’équipe 1.

C’est aussi bien pour faire venir des jeunes car on peut leur dire qu’ils s’entraîneront avec le groupe N2 et qu’au pire des cas ils joueront des matchs en R1. Ils pourront donc s’exprimer à un bon niveau.

Vous en êtes où dans le classement en ce moment ?

Nous sommes 7èmes, fin janvier nous avons fait deux matchs de reprises et nous avons perdu les deux fois malheureusement. Nous sommes amputés par les blessés, c’est dommage. Nos deux joueurs avec le plus d’expérience, dont notre capitaine, qui est un des meilleurs marqueurs de la poule et du championnat, est blessé depuis un petit moment. Malgré ça, le groupe vit bien.

Vous avez une femme comme coach, quelle est la différence par rapport à un homme ?

C’est différent mais c’est bien ! Nous sommes passés sur France 3 d’ailleurs, car c’est rare. Les choses commencent à bouger, le Puy-en-Velay a aussi une femme coach. Ça se passe super bien et je suis un peu son intermédiaire car je suis là depuis longtemps. Elle est beaucoup plus à l’écoute de notre ressenti. Elle est toujours ouverte à la discussion et elle est plus sensible à nos émotions.

Quel est votre objectif personnel ?

Il y a 3-4 ans j’aurais bien aimé faire une saison chez les pros et ne faire que du basket. J’aurais pu avoir des opportunités mais c’est compliqué d’arrêter les études pendant 1 an pour jouer sans savoir où ça va m’emmener. Je suis bien là où je suis, le club comprend bien que nous n’avons pas que le basket dans la vie.

Mon objectif sportif est de continuer à évoluer à ce niveau-là et de continuer à m’éclater et à prendre du plaisir.

Aviez-vous eu des propositions pour jouer ailleurs ?

J’avais eu des propositions avant mais cela impliquait de partir et mes parents ont refusé, c’était d’un commun accord. Aujourd’hui je remercie mes parents de m’avoir poussé à faire des études, même si je me suis toujours demandé ce que ça aurait fait si j’étais allé en sport étude.

Que pouvons-nous vous souhaiter ?

Au niveau sportif, des genoux en bonne santé car je commence à sentir la différence avec les années ! (Rires). Sinon, de ne pas me blesser, de continuer à mettre des dunks, me faire plaisir et rester enthousiaste.

Crédit photo : Julien Guillaud.

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